Programme du 1er Trimestre 2019/2020
15 H - Salle Luigi Comencini

Lundi 7 octobre 2019 à 15H00

« Les Peintures Noires de Francisco GOYA »
Mr Guy POIREAU Professeur d’histoire de l’art

Entre 1819 et 1823, Goya réalise une série de 14 peintures sur les murs de la maison qu\'il vient d\'acquérir dans un faubourg de Madrid. Il n\'y a ni commanditaire ni dédicataire. Cette réalisation ne répond qu’à ses seules nécessités personnelles ou artistiques . Le titre qui sera donné postérieurement à la série s\'explique par la palette de couleurs utilisées - ocre, terre, noir, gris, rares bleus ou rouges et quelques blancs -. Il s\'explique plus encore par la noirceur de la vision tragique et la férocité des scènes représentées et enfin par la brutalité expressionniste de la touche. Quel était le projet de Goya ? Qu\'est-ce qui a présidé à la réalisation de la série et quel sens lui donner ? Goya est âgé , il est totalement sourd, gravement malade, il sent la mort s\'approcher et s\'entoure de figures au pessimisme désespéré. Goya peint en toute liberté, sans contrainte extérieure d\'aucune sorte. À cheval sur la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, il annonce par sa modernité stupéfiante, autant les révolutions plastiques à venir qu\'une certaine idée de l\'humain que l\'art du XXe siècle reprendra abondamment. Goya peintre anachronique et visionnaire comme Caravage en son temps. « Le sommeil de la raison.. ». Goya en homme des Lumières met en garde contre les forces obscures, contre la monstruosité qui peut ressurgir si l\'on n\'y prend pas garde. Les Peintures Noires peuvent se comprendre comme le testament artistique et philosophique de l\'artiste.
Lundi 14 octobre 2019 à 15H00

« Des neurones tous les jours »
Mr Olivier KAH CNRS Emeritus Research Director Research Institute for Environmental and Occupational Health Université de Rennes 1

Savez-vous que, contrairement à une idée largement répandue, votre cerveau fabrique de nouveaux neurones tous les jours, y compris jusqu’à un âge avancé ? Etabli vers le milieu des années 90, ce concept de « neurogénèse adulte » a remis en question le dogme solidement établi selon lequel nous ne fabriquions pas de nouveaux neurones à l’âge adulte. Ces avancées ont réellement révolutionné les neurosciences et ouvrent des perspectives thérapeutiques significatives à plus ou moins long terme. Cette conférence fera le point sur l’évolution des connaissances dans ce domaine et sur les moyens que chacun peut mettre en œuvre pour favoriser la naissance de nouveaux neurones.
Lundi 4 novembre 2019 à 15H00

« Agen coquin »
Mr Jean Michel ARMAND Directeur Pénitentiaire honoraire – enseignant-chercheur en histoire pénale

Durant un siècle et demi environ (XVIIIe et XIXe siècles), Agen eût la réputation d’être dévergondée, à tout le moins libertine si l’on ne tient pas à faire de notre cité une Sodome gasconne. Cette galante réputation retint au reste l’attention et sans doute plus encore, de Charles de Secondat, baron de la BRÈDE autrement passé à la postérité sous le nom de Montesquieu, lequel dans un courrier adressé à sa cousine eût cette phrase maintenant définitive : « vous ferez plus de cabrioles en un mois à Agen qu’en une année à Bordeaux » Qu’en fût-il exactement ? En cheminant dans les rues, au gré des maisons closes, nous ouvrirons ce dossier caché dans le fonds des archives.
Lundi 18 novembre 2019 à 15H00

« PUCCINI »
Mr Denis GAUTHIER

Lundi 2 décembre 2019 à 15H00

« Sur le Cinéma en attente »
Mr Gérard DASTUGUE

Lundi 16 décembre 2019

« SALVADOR DALI : « UN GENIE INTEMPOREL » »
Mr Francis BOULE

Né de relations amicales entre Breton, Eluard et Aragon, le surréalisme est une provocation intellectuelle qui remet en cause la pensée et l’art classique, tout en sensibilisant la raison et l’humour. Homme du dessin et du figuratif, Dali sera considéré par tous les artistes du mouvement comme son meilleur représentant : « ce jeune génie, ce nouveau Rimbaud qui donna un nouveau souffle au surréalisme, ouvrant toutes grandes les fenêtres mentales » écrira Breton. Technicien du trompe-l’œil, maître en illusion, il nous amuse avec sa méthode dite « paranoïa critique » fondée sur le rêve pensé, réfléchi, interprété : « le rêve n’est pas là pour m’endormir, mais pour me réveiller ». Expert en simulation, sa technique des « doubles images » crée la confusion entre faux et réalité, conscient et subconscient, de sorte que dans sa peinture, « le faux devient plus vrai que le vrai ». Provocateur, insolent, fantasque, prolixe, cherchant à nous épater par ses discours pompeux et ses déguisements, il n’a cependant rien « d’un fou », car il ne suffit pas de faire le fou pour l’être!
Lundi 9 décembre 2019 à 15H00

« Les Celtes »
Mr Léo LO RE

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