Programme du 2er Trimestre 2018/2019
15 H - Salle Luigi Comencini

Lundi 14 janvier 2019 -14h30

« Le Big Bang »
Madame Sarah FECHTENBAUM

Le gros boum, comme l\'a appelé un célèbre physicien totalement opposé à cette hypothèse, nous raconte les \"débuts\" de l\'Univers et son histoire, les 14 milliards d\'années qui ont vus la naissance des étoiles, des galaxies et de la petite planète bleue qu\'on aime tant. C\'est l\'histoire que je vous raconte dans cette conférence. Au casting, des forces indépendantes et rebelles, des particules à foison et de la lumière pour illuminer le chemin.
Lundi 28 janvier 2019 14h30

« Vincenzo Bellini - L’Apogée du Bel Canto Romantique »
Mr Denis GAUTHIER

« Casta diva », le grand air de l’opéra « Norma » (1831) que Maria Callas a remis en vogue au milieu du siècle dernier, a fait le tour du monde. Mais son compositeur Vincenzo Bellini (1801-1835) reste trop mal connu. Comme Mozart, il est mort à 34 ans ; mais son œuvre est beaucoup plus inachevée : seulement dix ans séparent son premier opéra, « Adelson e Savini » Naples 1825, et son dixième et dernier « Les Puritains » Paris janvier 1835. Mort huit mois après le très grand succès de cet opéra, il connut des obsèques grandioses à Paris, à la différence de Mozart. Son bel canto romantique établit une relation unique entre la voix et les instruments qui introduisent les airs et les accompagnent ensuite avec une orchestration ménageant toujours un équilibre des sonorités. Jacques Bourgeois, grand musicologue français, a écrit : « Aucune musique, n’est plus purement mélodique que celle de Bellini. Aucun compositeur n’a su inventer de ligne plus pure et son lyrisme semble couler naturellement d’une source inépuisable. » Estimé par ses contemporains (Rossini, Donizetti), considéré comme un génie par Verdi, cité en exemple par Wagner, captant l’attention de Berlioz et Bizet, Bellini n’a pas encore la place qu’il mérite dans l’évolution de l’opéra.
Lundi 4 février 2019 - 14h30

« L’homme est-il un animal comme les autres ? »
Mr Alain SARRIEAU

Philosophes, théologiens ou même scientifiques ont longtemps attribué un statut particulier à l’Homme en raison notamment du développement particulier de son cerveau et des avantages qu’il a pu et su en tirer. Sans remettre en cause ces particularités exceptionnelles, notre propos est de montrer que l’Homme ne peut pour autant échapper à son destin d’animal et reste vulnérable. L’étude de l’évolution de la lignée humaine comparée à celle des autres espèces animales nous montre que le futur de l’Homme, ce colosse aux pieds d’argile, n’est pas inscrit, que son apogée ne le met pas à l’abri de sa disparition.
Lundi 11 mars 2019 - 14h30

« LE FILM NOIR ET LA FEMME FATALE »
Mr Gérard DASTUGUE

Genre cinématographique codifié, le film noir s\'inscrit dans la continuité du film de gangsters et des romans de Dashiell Hammett et Raymond Chandler. Des années 40 jusqu\'au néo-noir contemporain, il a marqué le public de ses audaces visuelles et narratives et a su s\'immiscer dans la culture populaire (publicité, fantastique, etc.). Pièce maîtresse et origine des enjeux et des ressorts dramatiques, la figure de la femme fatale irrigue le genre de charme glamour et de sombre ambiguïté. Cette conférence participative reviendra, à l\'aide de nombreux extraits, sur l\'historique du film noir, ses caractéristiques premières ainsi que la représentation de la femme fatale au cinéma, qu\'elle soit victime ou vénéneuse.
Lundi 25 mars 2019 -14h30

« Le sac de Rome en 1527 »
Mr Frédéric BIDOUZE

Au matin du 6 mai 1527, les troupes impériales de Charles Quint commandées par Charles III de Bourbon envahissent Rome et commettent des violences inouïes durant des semaines. Pour une bonne partie des soldats, les fameux Lansquenets luthériens, Rome représente la Babylone de tous les vices et le pape Clément VII l’Antéchrist et la Ville Éternelle offre ses victimes innocentes et ses œuvres d’art à la folie des hommes. Cette conférence revient sur l’un des épisodes les plus tragiques de la chrétienté en même temps qu’elle met l’accent sur les mutations autant politiques, religieuses et artistiques qui se déroulent dans la Rome de la Renaissance. Expression de la bestialité humaine pour les uns et de rédemption pour les autres, le sac de Rome se décrypte aussi par la contemplation de ce que la ville offre encore aujourd’hui à ses visiteurs.
Lundi 8 avril 2019

« L’infanticide, regard d’un historien. La Bretagne au début du XIXe siècle »
Monsieur Pierre BRULE

Dans le temps et l’espace des sociétés humaines, le refus de l’enfant a pris et prend plusieurs formes : qu’on l’appelle exposition, abandon (si pratiqué en France jusqu’au XXe siècle), avec ses corollaires : le vol et le trafic d’enfants (90 000/an, en Chine aujourd’hui), le refus de soins, le fœticide féminin (une cause des dizaines de millions de femmes manquantes aujourd’hui en Extrême-Orient), et sa forme paroxystique : l’infanticide. Le regard porté sur ces meurtres ne sera ni moral, ni criminaliste, ni doloriste, mais anthropologique et historique à l’aide d’un exemple bien circonscrit dans le temps et dans l’espace : la Bretagne du début du XIXe siècle. Historien, mon analyse dépend de mes sources : ce seront les archives judiciaires, les plus complètes sur ce sujet. Grâce à elles il est possible de dépasser l’émotion de l’instant pour interpréter. Au-delà de l’événementiel de l’infanticide, dans un optique compréhensive, ce sont les communautés des campagnes bretonnes dans leur misère inimaginable qui apparaissent. On décrira les itinéraires qui ont poussé ces malheureuses au crime, d’analyser si possible les logiques économiques, sociales, psychologiques qui ont été les leur. Pour cela il faut entrer dans leurs tactiques, leurs ruses, il faut discerner les réactions de la famille, du voisinage, des autorités. Face à un tableau quasi insoutenable (j’en préviens les éventuels auditeurs), l’historien doit garder sa rigueur, éviter le style exclamatif ; ainsi espère-t-il apporter beaucoup à l’histoire du corps et de la solitude, à celle de la communauté humaine (village, hameau) et, plus encore, celle de la rumeur, du commérage et de la sensibilité à l’égard du nouveau-né.
Lundi 13 mai 2019

« Les Victoires et les Défaites d’Ulysses S. Grant »
Mme Judith DUBOIS

Ulysses S. Grant, général victorieux de la guerre fratricide entre les états du nord et les états du sud des Etats-Unis, a été plébiscité après l’assassinat d’Abraham Lincoln pour continuer son travail, pour construire une paix durable, soigner les plaies béants de la guerre et permettre aux anciens esclaves de jouir de leurs pleins droits. Nous allons examiner la vie d’un homme remarquable et mal connu, président des Etats-Unis à un moment crucial de l’histoire. Ses victoires et ses défaites ont modifié le destin de son pays et peuvent aider à comprendre la situation d’aujourd’hui.
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